Mots-clés : Newsletter, Club Innovation
Club Innovation Banque Finance Innovation
Newsletter n°7 du 1er avril 2010
1. LA VIE DU CLUB
1.1. de nouveaux membres
Serge BAYARD, directeur de la stratégie de La Banque Postale a manifesté son intérêt à rejoindre le Club.
Après ESSEC, J’essaie de trouver les bons professeurs à HEC et à ESCP qui pourraient être intéressés par notre démarche afin qu’ils deviennent membres associés.
1.2. Le projet FI-DJI
Le projet a démarré effectivement début mars. Generali nous a finalement rejoint et nous en sommes très heureux.
La première étape qui consiste en des interviews de clients et de gestionnaires d’agence est en cours.
Au vu de la finalité actuelle des pôles de compétitivité, autour de projets collaboratifs devant aboutir à des produits innovants, surtout dans le monde de l’industrie, le pôle Finance-Innovation ne peut pas nous aider à trouver des financements auprès de la DRIRE car le projet FI-DJI travaille sur des méthodes, aussi innovantes soient-elles et non sur des produits et services à un terme déterminé.
Jean-Luc Strauss essaie de rencontrer la DRIRE Île-de-France pour discuter comment cet organisme pourrait néanmoins nous aider.
1.3. Les prochaines séances plénières
La prochaine séance plénière aura lieu le 15 avril sous la forme d’un dîner afin de renouer avec le caractère « Club » du Club ! Plus sur cette soirée dans le prochain numéro.
2. Quelques réflexions personnelles sur l’état de l’innovation dans la finance
Je poursuis ma série de mes réflexions personnelles pour provoquer des réactions et du dialogue.
Lorsque un client signe un contrat d'assurance, il signe en fait un document qui, pour diverses raisons, est un document de plus en plus gros et complexe.
De fait, l'assuré n'a pas le temps ni la compétence de comprendre toutes les clauses bien que le prospecteur de l'assurance essaie de lui expliquer un maximum de choses (dans un minimum de temps), et, il faut le rappeler, c'est son devoir obligatoire de conseiller professionnel.
De fait, les contrats d'assurance portant sur le même objet (habitation, voiture, ...) apparaissent de plus en plus comme quasi-identiques, standardisés, et le seul choix et le seul pouvoir de négociation de l'assuré, est le choix économique.
De fait, l'assuré n'assume pas son pouvoir de négociation naturel qu'il sait en général exercer dans d'autres types de négoiciation commerciale.
Il y a un déséquilibre fondamental dans la relation contractuelle assuré - assureur, d'autant plus qu'il existe une obligation légale, heureusement !, d'être assuré pour son habitation, sa voiture, etc...
On est déjà dans une période de dématérialisation des contrats et même maintenant de la signature des contrats; de fait, la saisie assistée par ordinateur, qui sous-tend la dématérialisation à la source de la signature des contats, enlève encore plus le peu de pouvoir de négociation résiduel de l'assuré !
Or, l'innovation ne serait-elle pas de se recentrer véritablement autour du vécu de l'assuré en lui permettant de:
De fait, l'assuré n'a pas le temps ni la compétence de comprendre toutes les clauses bien que le prospecteur de l'assurance essaie de lui expliquer un maximum de choses (dans un minimum de temps), et, il faut le rappeler, c'est son devoir obligatoire de conseiller professionnel.
De fait, les contrats d'assurance portant sur le même objet (habitation, voiture, ...) apparaissent de plus en plus comme quasi-identiques, standardisés, et le seul choix et le seul pouvoir de négociation de l'assuré, est le choix économique.
De fait, l'assuré n'assume pas son pouvoir de négociation naturel qu'il sait en général exercer dans d'autres types de négoiciation commerciale.
Il y a un déséquilibre fondamental dans la relation contractuelle assuré - assureur, d'autant plus qu'il existe une obligation légale, heureusement !, d'être assuré pour son habitation, sa voiture, etc...
On est déjà dans une période de dématérialisation des contrats et même maintenant de la signature des contrats; de fait, la saisie assistée par ordinateur, qui sous-tend la dématérialisation à la source de la signature des contats, enlève encore plus le peu de pouvoir de négociation résiduel de l'assuré !
Or, l'innovation ne serait-elle pas de se recentrer véritablement autour du vécu de l'assuré en lui permettant de:
- signer un contrat en véritable connaissance de causes (entre autres des limitations !), c'est-à-dire trouver un moyen de se débarrasser des clauses "en petits caractères"
- lui redonner un véritable pouvoir de négocier chaque clause contractuelle, quitte à définir un contrat taillé à la mesure des besoins de chaque assuré, de faire de la personnalisation de masse,
- etc....
N'est-ce pas un axe de progression fondamental pour modifier l'image mixte qu'ont les assurés de l'Assurance en se rapprochant effectivement de l'assuré autrement que par la lunette de l'actuaire ?
L'Assurance [ajouter] a été créée par le regroupement d'individus ou d'actionnaires de sociétés pour apporter une protection d'abord pécunière contre les conséquences de sinistres ou d'aléas de la vie. La connaissance des risques, de l'ampleur des pertes probables et de leurs probabilités d'occurrence, réparties sur un nombre suffisant d'assurés, permet d'assurer le paiement de compensations pour les pertes subies par les assurés en demandant à chaque assuré le paiement de primes raisonnables.
La gestion saine de l'Assurance [ajouter] permet d'assurer à chacun un bien-être considérable car la communauté sera là pour aider à supporter les aléas de la vie de chaque assuré.
L'Assurance [ajouter] est donc fondamentalement un système communautaire d'entre-aide sociale.
Dans cette perspective, il paraît naturel que l'Assurance [ajouter] essaie de minimiser les impacts des aléas de la vie pour chaque assuré en s'impliquant profondément dans des actions de prévention diminuant l'occurrence ou l'impact des risques de la vie, grâce à la puissance financière des ressources apportées par les assurés. La prévention diminue également le coût des compensations à payer après la survenue d'un aléa et augmente l'efficience des systèmes d'Assurance. Il ya donc un double intérêt à ce que la communauté des assurés agisse dans la prévention.
Où en est-on ? Ce qui est fait aujourd'hui (beaucoup d'effeorts d'éducation) est-il suffisant et satisfaisant ?
Est-ce que de nos jours les sociétés d'Assurance [ajouter] interviennent-elles efficacement surles facteurs de réduction d'occurences des sinistres ?
J'ai des questions:
La gestion saine de l'Assurance [ajouter] permet d'assurer à chacun un bien-être considérable car la communauté sera là pour aider à supporter les aléas de la vie de chaque assuré.
L'Assurance [ajouter] est donc fondamentalement un système communautaire d'entre-aide sociale.
Dans cette perspective, il paraît naturel que l'Assurance [ajouter] essaie de minimiser les impacts des aléas de la vie pour chaque assuré en s'impliquant profondément dans des actions de prévention diminuant l'occurrence ou l'impact des risques de la vie, grâce à la puissance financière des ressources apportées par les assurés. La prévention diminue également le coût des compensations à payer après la survenue d'un aléa et augmente l'efficience des systèmes d'Assurance. Il ya donc un double intérêt à ce que la communauté des assurés agisse dans la prévention.
Où en est-on ? Ce qui est fait aujourd'hui (beaucoup d'effeorts d'éducation) est-il suffisant et satisfaisant ?
Est-ce que de nos jours les sociétés d'Assurance [ajouter] interviennent-elles efficacement surles facteurs de réduction d'occurences des sinistres ?
J'ai des questions:
- pourquoi les assurances n'ont-elles pas fait ce que les associations européennes de consommateurs ont réussi à faire par leur pression médiatique, en réalisant et en publiant les résultats de crash tests, et ont réussi ainsi à forcer les constructeurs automobiles à sécuriser considérablement les voitures ?
- Pourquoi les assurances ont-elles attendues que la loi impose le port de la ceinture de sécurité avant de pénaliser les "mauvais" conducteurs comme cela s'est passer avec le port du casque pour les motocyclistes ?
- Pourquoi les assurances n'ont-elles pas aidé les collectivités locales à financer la réduction du nombre des points noirs de circulation en France ?
- Pourquoi les assurances ont-elles attendues que la loi impose l'installation de détecteur d'incendie dans les habitations ?
- Pourquoi les assurances n'imposent-elles pas -par incitation par un montant réduit de primes d'assurance, voire par la pénalisation par remboursement moindre - le port du casque pour les cyclistes ?
- Pourquoi les assurances ont-elles assuré les maisons qui se sont trouvées inondées récemment à cause de la tempête, sachant que ces maisons ont été construites en zone inondable ?
- Pourquoi les assurances ne travaillent-elles pas plus étroitement avec les fabricants automobiles et les services publiques pour améliorer la sécurité de transports par l'utilisation de technologies de guidage, par exemple ?
- etc...
J'ai peur de savoir pourquoi ....
Je pense que le champ de la prévention effective est un axe de développement important dans la composante S (sociétale) dans le développement durable (ESG) qui peut apparaître comme un axe d'innovation pour les assurés et également comme un soutien fort à la recherche et l'innovation en France.
Je pense que le champ de la prévention effective est un axe de développement important dans la composante S (sociétale) dans le développement durable (ESG) qui peut apparaître comme un axe d'innovation pour les assurés et également comme un soutien fort à la recherche et l'innovation en France.
Vous retrouverez ces réflexions sur le site et je vous invite à apporter vos commentaires.
3. La vie de l’innovation dans les services financiers
2.1. Lectures et recommandations diverses
Je vous recommande les deux sites suivants :
Centre d’analyse Stratégique : http://www.strategie.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=282
Shaping Tomorrow : http://www.shapingtomorrow.com/welcome.cfm
2.2. Le site du Club et sa section « Documents »
Quelques nouveaux documents intéressants :